L'auteur
J’ai eu un parcours peu linéaire, et je crois que cela me convient assez bien.
J’ai enseigné les mathématiques, travaillé sur l’informatique appliquée à l’enseignement, puis dans la banque, l’informatique et les achats. J’ai vécu et travaillé dans des endroits très différents, de Tahiti à Madagascar, de la Russie à la Méditerranée. J’ai aussi toujours bricolé, conçu, démonté, essayé de comprendre comment les choses fonctionnent, qu’il s’agisse d’une organisation, d’une machine ou d’une idée.
Avec le recul, le point commun entre toutes ces activités est probablement la curiosité. J’ai davantage aimé découvrir un domaine, poser un problème, imaginer une solution ou lancer quelque chose de nouveau que m’installer durablement dans une spécialité.
Cette curiosité explique aussi la diversité de mes livres. Je peux m’intéresser à la succession de Khéops, à plusieurs siècles d’histoire marseillaise, raconter une expérience vécue à Madagascar ou à Tahiti, puis essayer de comprendre pourquoi les sociétés, les techniques ou les idées évoluent comme elles le font.
Je ne cherche donc pas vraiment à construire une « œuvre » autour d’un thème unique. J’écris sur ce qui m’intrigue, sur ce que j’ai vécu, ou sur une question qui me paraît mériter d’être creusée.
La fiction me permet d’explorer ce que l’Histoire ne nous dit pas. Les récits me permettent de conserver des lieux, des personnes et des moments vécus. Les essais, eux, sont une manière de mettre un peu d’ordre dans des questions auxquelles je n’ai pas trouvé de réponse toute faite.
C’est sans doute ce mélange qui me ressemble le mieux.
L'auteur
Un témoignage de François Missen,
Journaliste et romancier. Prix Pulitzer 1974 et prix Albert Londres 1974.
Voulez-vous démonter une horloge franc-comtoise pour en faire une Ferrari
Voulez-vous réécrire Le Bateau ivre d’Arthur Rimbaud en cyrillique, sans devoir de droits d’auteur à Vladimir Poutine ?
Voulez-vous tout savoir sur l’histoire de Marseille du XIIIe au XVIIe siècle, avec en bonus la composition de l’OM vainqueur de la Coupe d’Europe en 1993 ?
Voulez-vous voyager — sans bouger de votre canapé, avec un bon livre ?
Voulez-vous apprendre à piloter le Concorde sur un simulateur bricolé avec un siège Ikea hors d’usage et sauvé d’une déchetterie ?
Pour toute information, branchez-vous sur la production littéraire de Gilles Blanchard, ex-professeur de mathématiques, ex-conseiller en informatique d’une grande banque française, ex ou toujours, selon son humeur du mois, motard d’un gros cube.
Mais depuis quelques années, écrivain qui, le veinard, eut le droit de partager épisodiquement les commandes de Jojo, le Beechcraft Twin Bonanza de Jacques Brel, entre Tahiti et les Marquises.
Comme a dit le Grand Jacques du Plat Pays : « Le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. »
Lisez du Gilles Blanchard. Vous voyagerez sans escale sur une planète en compagnie, parfois, de Saint-Exupéry, Albert Londres, Joseph Conrad et même Raymond le Belge — Belga entre les dents —, sa première maîtresse avant l’Olympique de Marseille.
TADVISER 2008