Créatrices de futur

Une invention capable de changer le monde. Reste à savoir qui décidera de son usage.

Créatrices de futur est mon premier roman. Il en porte sans doute les traces.

Je l’ai écrit de manière très visuelle, par situations, dialogues et changements de lieux. Avec le recul, il ressemble parfois davantage à un scénario de film qu’à un roman classique. Et j’y ai probablement accordé trop de place à la technique : avant d’imaginer les conséquences d’une invention, j’éprouvais manifestement le besoin de comprendre comment elle pouvait fonctionner.

Mais la technologie n’est finalement que le point de départ.

Tania Fournier, scientifique française, découvre un moyen de modifier les effets de la gravitation. La conséquence paraît presque irréelle : déplacer des charges considérables sur Terre ou dans l’espace avec une dépense énergétique infime, silencieusement et sans les moyens de propulsion habituels. Lune, Mars, transport terrestre, énergie : les applications semblent sans limites.

Très vite pourtant, la question scientifique s’efface devant une autre : que se passe-t-il lorsqu’une découverte donne à celui qui la possède un avantage économique, stratégique et militaire considérable ?

Les gouvernements s’en mêlent. Les alliances se tendent. Chacun voudrait bénéficier de la découverte sans nécessairement la partager. Ce qui pourrait constituer une chance exceptionnelle pour la planète devient aussi une menace pour l’équilibre du monde. Le roman explore notamment les bouleversements possibles dans les transports, l’énergie, l’espace et les rapports de puissance entre États.

C’est alors que le véritable sujet du livre apparaît.

Quelques femmes — l’inventrice et des femmes placées au plus près du pouvoir — commencent à se demander si un problème concernant l’humanité entière peut réellement être traité selon les règles habituelles de la politique internationale, où chaque État défend d’abord ses propres intérêts. Elles envisagent une autre manière d’utiliser cette découverte : non plus comme l’instrument d’une puissance nationale, mais comme un bien dont l’humanité tout entière pourrait bénéficier.

Derrière l’anticipation technologique se trouve donc une question volontairement provocatrice : Et si, face à une décision engageant l’avenir de tous, les femmes raisonnaient autrement que les hommes ?

Le roman ne prétend évidemment pas apporter la réponse. Il pousse simplement l’hypothèse jusqu’au bout, dans un monde où commerce, information, climat et technologie sont devenus mondiaux, alors que le pouvoir politique demeure essentiellement national.

Créatrices de futur parle ainsi de technologie, mais surtout de pouvoir, d’intérêts nationaux, de responsabilité et de la difficulté de penser réellement à l’échelle de l’humanité.

 

Cet ouvrage existe aussi en Anglais, sous le titre "Women creating the future"