Le conte des quatre amis
Une fable pour adultes sur ce qu’il reste à vivre.
Le voyage n’est pas toujours celui que l’on croit
Citrouille, Vicou, Lilo et Katarina sont quatre amis très différents. Une chatte ordonnée, un chien rêveur, un protecteur qui paraît solide et une chienne intelligente et vigilante. Chacun s’est construit à sa manière, avec ses bonheurs, ses pertes, ses blessures et les rôles qu’il a fini par tenir auprès des autres.
Lorsqu’un passage inattendu les entraîne dans un univers étrange, leur voyage ne les conduit pourtant pas vraiment ailleurs.
Il les conduit vers eux-mêmes.
Au fil de lieux symboliques et de rencontres singulières, chacun est amené à regarder ce qu’il a vécu, ce qu’il en a fait et, surtout, ce qu’il veut encore faire du temps qui lui reste. Le passé y tient une place importante, mais il n’est jamais présenté comme une condamnation : il explique, éclaire, laisse des traces — sans devoir déterminer tout ce qui suivra.
Le conte parle aussi de cette période particulière de la vie où certaines choses que l’on croyait définitives commencent à bouger. Les enfants s’éloignent, des êtres aimés disparaissent, les rôles professionnels ou familiaux perdent de leur importance. Ce qui ressemble d’abord à un vide peut alors devenir un espace disponible pour autre chose.
L’amour traverse naturellement cette histoire. Non comme une promesse de recommencement miraculeux, mais comme quelque chose qui peut changer de forme. Aimer ne suppose pas nécessairement de se ressembler ; cela demande surtout de laisser une place à l’autre, et parfois d’accepter qu’une relation nouvelle puisse naître après les grandes pertes.
Une autre question revient constamment : voyons-nous réellement les choses telles qu’elles sont ?
Une même personne peut paraître froide à l’un et simplement réservée à l’autre. Un événement peut être vécu comme un échec ou comme le début d’une transformation. Ce qui change n’est pas toujours la réalité elle-même, mais le regard que nous portons sur elle.
Le conte des quatre amis parle ainsi du passé, de l’amitié, du respect, de la solitude, de l’amour et de ce qui reste possible lorsque l’on a déjà beaucoup vécu.
Ce n’est pas une histoire destinée aux enfants. C’est plutôt une fable pour ceux qui ont accumulé suffisamment d’années pour savoir qu’une vie comporte des blessures, des renoncements et des absences — mais qui refusent d’en conclure que l’essentiel est derrière eux.
Parce qu’il reste peut-être, à tout âge, des saisons de lumière à écrire.